Le 10 octobre 2006
Samedi dernier, le village de Ménil-Gondouin vivait l’inauguration festive et respectueuse du retour de leur église à “l’art de la foi populaire”. Près de 500 personnes purent sous l’oeil bienveillant de leur évêque admirer de nouveau les fresques, les peintures et les graphies bibliques, héritage pédagogique de l’original Abbé Paysant. Réalisées entre 1873 et 1921 par cet homme totalement investi dans l’évangélisation et dans l’interprétation populaire du langage catholique, elles contribuèrent à faire du lieu un sanctuaire des ex-votos et des scènes chrétiennes populaires. Cette contribution à la catéchèse de Ménil-Gondouin relance le vieux débat de la place de l’image dans l’église.
A mille lieux des icônes habituelles ou des toiles religieuses de maître, ces dessins simples et presque enfantins se succèdent sur les parois extérieures et intérieures de l’église dans une dynamique artistique attrayante. Faire comprendre par l’image, telle était la pédagogie christique de l’Abbé Paysant.
Même si sa représentation principale de ll’enfer et de purgatoire, agrémentée d’un diable rouge avait dressé contre lui ses supérieurs ecclésiastiques qui iront jusqu’à recouvrir ses œuvres de chaux blanches, l’installation chrétienne et catéchétique de l’Abbé Paysan renaît aujourd’hui de ses cendres.
Les fidèles rendent plus que jamais hommage à celui qui prit le pinceau pour peindre dans l’allée centrale de son église... l’arbre généalogique du Christ!
Soyons certains que les paroissiens tireront encore longtemps bénéfice des couleurs chatoyantes de leur église parlante et vivante, des couleurs vives...à l’image de leur créateur.
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