21 octobre 2006
En cette fin octobre où les citrouilles, l’orange et le noir font de nouveau florès, penchons nous sur des lieux obscurs qui fascinent toujours. Limbes, shéol, purgatoire et enfer ne sont-ils que les outils pédagogiques d’une morale austère ? Qu’en pense l’Eglise ? Petite mise au point sur les lieux ténébreux…
Les limbes : un non-lieu ?
Les limbes constituent le séjour des morts qui n’ont été ni damnés ni béatifiés. Ni enfer ni paradis, les limbes sont le lieu naturel d’attente infinie dans lequel se retrouveraient principalement les enfants morts non baptisés. Les limbes sont contestées et leur représentation aurait surtout servi à inciter les chrétiens à baptiser leurs enfants dés la naissance. L’Eglise ne se prononce pas sur l’existence des limbes.
Le shéol : le lieu d’éloignement
Dans le judaïsme tardif, le shéol est le séjour des morts. L’Hadés. Un monde d’ombres et de ténèbres à l’écart de toute spiritualité. C’est le lieu d’éloignement et de torture morale où les morts sont tenus loin de la vision possible de Dieu.
Au fil des écritures apparaîtront deux séjours : un shéol « positif », formateur pour les bons et un shéol durable et irréversible pour les mauvais.
Le purgatoire : Là ou il faut payer pour ses fautes !
Le purgatoire est le lieu de la purification. Depuis le Moyen-Âge, une représentation de l’homme devant continuer à payer pour ses péchés bien au-delà de la mort prend place. Même si les écritures ne disent rien du purgatoire, l’homme doit y accomplir une « passion ». Les châtiments extérieurs s’effectuent au purgatoire.
L’Enfer : Le lieu sans retour
C’est le lieu d’exil négatif par excellence. Le lieu d’où l’on ne sort plus. S’y retrouvent les morts qui se sont montrés incapables de communication avec Dieu. L’église affirme son existence. C’est le lieu spécial du châtiment qui nous rappelle que toute vie humaine est sans cesse placée sous la menace de Satan et que la lutte entre le bien et le mal est une lutte incessante.
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